On a toutes, un jour ou l’autre, croisé ce regard en coin, entendu cette rumeur de couloir ou reçu ce message faussement innocent : « Tu as vu un tel ? Il paraît que… ». Dans notre entourage, familial, amical ou professionnel, la curiosité mal placée est un sport national. Pourquoi certaines personnes passent-elles leur temps à épier la vie des autres ? Et surtout, comment s’en libérer pour ne plus jamais porter le poids de leurs jugements ?
Ceux qui passent leur temps à scruter les moindres faits et gestes des femmes souffrent généralement d’un vide intérieur : l’ennui, la frustration de ne pas oser mener leur propre barque et la jalousie face à votre liberté sont les moteurs principaux du commérage.
Qu’une femme « réussisse » dans sa vie ou qu’elle traverse des moments de difficulté, qu’elle se comporte toujours « bien » ou qu’elle ait l’esprit un peu rebelle, les commérages sont une chose à laquelle elle n’échappe pas. Si vous pensez que vous faire discrète vous éviterait cet ennui, la réalité est toute autre.
Mais s’il y a bien un constat, d’ailleurs assez libérateur, qu’on peut faire à ce sujet, c’est que ce qu’ils racontent ne parle jamais de vous, mais toujours d’eux.
La grande vérité à retenir : les gens auront toujours quelque chose à dire sur vous, peu importe ce que vous faites.
C’est leur manière à eux de combler leur propre immobilisme, leur vide intérieur et d’oublier, l’espace de quelques minutes, combien ils sont insatisfaits de leur propre vie. Après tout, combien de personnes accomplies et occupées par leur propre vie passent leur temps à parler de celle des autres ?
Quand une femme avance, réussit, prend des risques ou tout simplement assume qui elle est, elle agit comme un miroir grossissant pour les âmes inactives. Puisque les critiques sont inévitables, autant ne jamais plier vos choix de vie en fonction de ce qu’ils vont penser.
Malgré toute notre force, il est normal de ressentir un pincement au cœur ou une vague d’injustice en apprenant qu’on fait l’objet de bruits de couloir. Nous avons grandi avec cette idée inconsciente qu’il faut plaire, convenir aux cases, obtenir l’approbation générale.
Ce sentiment de culpabilité ou d’illégitimité face aux critiques est un piège. On se demande : « Qu’ai-je fait de mal ? » ou « Que dois-je faire pour qu’ils arrêtent ? ». Rien. Absolument rien. Le simple fait d’exister en dehors des normes étriquées que certains voudraient vous imposer suffit à déclencher leurs critiques. Le problème ne vient pas de votre manière d’agir, mais de leur incapacité à tolérer votre rayonnement.
Le plan d’action : s’en protéger et s’affranchir du regard d’autrui
Pour ne plus laisser ces ondes négatives polluer votre quotidien, voici trois clés à s’approprier dès aujourd’hui :
- L’indifférence stratégique : moins vous donnez de prise, moins ils ont de carburant. Le plus grand mépris que l’on puisse offrir aux commères et aux curieux, c’est le silence et l’absence totale de réaction. Ne vous justifiez jamais : ceux qui vous aiment n’en ont pas besoin, et ceux qui vous critiquent ne vous croiront pas.
- Un filtre de validation interne : posez-vous cette question simple face à une critique : « Est-ce que cette personne nourrit ma vie, m’aide à avancer ou contribue à mon bonheur ? ». Si la réponse est non, son avis n’a tout simplement aucune valeur. Ne donnez jamais les clés de votre estime personnelle à des spectateurs qui n’ont même pas le courage de monter sur scène.
- Le choix souverain de la liberté : vivre pour soi, c’est accepter que l’on ne plaira jamais à tout le monde, et c’est une excellente nouvelle ! C’est la preuve que vous êtes authentique.
Mesdames, votre vie est trop courte et trop précieuse pour être bradée sur l’autel du « qu’en-dira-t-on ». La prochaine fois que vous sentirez le poids des regards curieux, redressez la couronne, souriez, et rappelez-vous que pendant qu’ils perdent leur temps à commenter votre histoire, vous êtes occupée à l’écrire.
